L’agriculture biologique est un système de production agricole basé sur le respect du vivant et des cycles naturels1, qui gère de façon globale la production en favorisant l'agrosystème  mais aussi la biodiversité, les activités biologiques des sols et les cycles biologiques2.

Pour atteindre ces objectifs, les agriculteurs biologiques doivent respecter des cahiers des charges et des règlements qui excluent notamment l'usage d’engrais chimiques de synthèse et de pesticides de synthèse, ainsi que d'organismes génétiquement modifiés3.

 

Les agriculteurs qui pratiquent ce type d'agriculture misent, par exemple, sur la rotation des cultures, l'engrais vert, le compostage, la lutte biologique, l'utilisation de produits naturels comme le purin d'ortie ou la bactérie Bacillus thuringiensis, et le sarclage mécanique pour maintenir la productivité des sols et le contrôle des maladies et des parasites.

Définie depuis les années 1920, l'agriculture biologique est organisée à l'échelle mondiale depuis 1972 (International Federation of Organic Agriculture Movements - IFOAM) et reconnue dans le Codex alimentarius depuis 1999. À ce titre, il s'agit de l'une des formes les plus anciennement organisées d'agriculture durable2. Au sein de ces dernières, l'agriculture biologique se caractérise notamment par le fait que l'épithète « biologique », ou son abréviation « bio » impliquent une certification attribuée correspondant à des normes et à des cahiers des charges, et que le mot est, souvent, légalement protégé. Plusieurs labels internationaux de reconnaissance pour ce type d'agriculture ont été définis.

Dans le monde, environ 31 millions d'hectares étaient consacrés à l'agriculture biologique en 20074.

 

En France, l'Association française pour l'agriculture biologique (AFAB), est fondée en 1962. Dans les années 1970, un mouvement sociétal de retour à la nature favorise le développement de modes de productions biologiques.

Le terme agriculture biologique est légalement protégé en France depuis la loi d'orientation agricole du 4 juillet 1980 et le décret du 10 mars 1981, lesquels l'ont définie, et ont fixé les conditions d'homologation des cahiers des charges et précisé les substances pouvant être utilisées dans la production, la conservation et la transformation des produits agricoles dits biologiques.

La consommation d'aliments issus de l'agriculture biologique a progressé de près de 10 % en moyenne par an depuis 1999, pour représenter 1,56 milliard d'euros en 2005, tandis que la demande annuelle d'aliments conventionnels n'augmentait que de 3,6 %, selon l'Agence française pour le développement et la promotion de l'agriculture biologique

En 2005, le marché français des produits alimentaires biologiques s'élevait à 1,6 milliard d'euros, le poste le plus important étant celui des fruits et légumes, qui totalise 264 millions d'euros. Mais l'ensemble des produits vendus aux rayons crémerie – produits laitiers (132 millions d'euros), lait (99 millions) et œufs (95 millions) – représentent eux-mêmes 21 % de la consommation des aliments bio, avec un total de 326 millions d'euros.

L'agriculture biologique française représente 8,81 % de l'agriculture biologique européenne32. Fin 2006, 11 640 exploitations étaient engagées en agriculture biologique, soit 552 824 hectares représentant 2 % de la SAU nationale, dont 53 235 hectares sont en conversion.

En 2009, la surface agricole utile (SAU) consacrée à l'agriculture biologique était de 2,5 %. Le nombre des agriculteurs bio a légèrement augmenté, passant de 10 000 producteurs en 1982 à 11 640 en 2007 et 16 400 en 2009. Selon l'agence bio, en 2009 3769 agriculteurs se sont convertis au bio, mais seules 2,46 % des surfaces sont en bio en 2010 (contre près de 9 % en Italie). Il faudrait donc doubler cette surface avant 2012 pour atteindre les objectifs du Grenelle de l'environnement (6 % en 2012). Il faudrait 250 000 ha/an en plus). un "Fonds Avenir Bio" a pour objet l'aide à la conversion. Un plan « Agriculture biologique : horizon 2012 », a été initié suite au Grenelle de l’environnement, avec un objectif de 6 % de la SAU pour la surface agricole biologique à l’horizon 2012, ce qui implique de tripler les surfaces en bio en 2009 33.

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